20140723

Outsider of the Month 2 - Jean-William Thoury




Harley et Rock'n Roll. C'est encore la façon la plus rapide de décrire l'outsider du mois, Jean-William Thoury, AKA JWT.

Tout commence pour lui en 1972, avec le concours Monsieur Pop 72, qu'il gagne et qui le conduit à devenir journaliste rock pour la presse spécialisée. Il débute donc au magazine Pop Music, et poursuit chez Extra, Best, Feeling, Rock & Roll Musique, Rockenstock, etc. ; il est aujourdh'ui chroniqueur à Jukebox Magazine (depuis le premier numéro, en 1984) et à l'incontournable Rock&Folk.

Mais dire que Jean-William est journaliste revient à le faire entrer dans un costard bien trop petit pour lui. Monsieur à d'autres activités très respectables. Entre autres, il est fondateur, parolier, manager et producteur du groupe Bijou… Ce qui lui fait six albums au compteur, chez Philipps, entre 77 et 85. J'ai bien écrit "entre autres", parce que Mister Thoury est plutôt productif. Il écrit, réalise, supervise, adapte (rayez la mention inutile) pour (dans le désordre) Marie France, les Civils Radio, les Injectés, les Playboys, Dynamite, Ticket, Cat & les Solitaires, Jan De Vos…

Multitask avant l'heure ? Et encore. C'est pas tout. JWT est aussi auteur… Ou plutôt écrivain, je préfère dire écrivain, ça fait plus aventure, mec sur la route, tout ça. Donc JWT écrit. Sa biographie Les Rita Mitsouko - C’est toujours comme ça (éd. La Máscara, 2000) est publiée parallèlement à deux autres ouvrages qui font autorité, Le Dictionnaire du rock (éd. Robert Laffont) et L’Encyclopédie du rock français (éd. Hors Collection) à la rédaction desquels il prend une part importante. Et j'en passe, la collection est longue, de Johnny aux stars du Jazz, JWT les a tous couchés sur papier un jour ou l'autre.

Perso, j'ai rencontré Jean-William brièvement lors du dernier Iron BikerS, comme quelques autres et moi même, il campait sur le stand de Tendance Roadster (encore eux !) pour présenter son dernier bouquin. Une vraie bible pour moi qui suis passionné à la fois de bécane et de cinoche :
BIKERS - Les Motards Sauvages à l'Écran, de "The Wild One" à "Sons of Anarchy"
(éd. Serious Publishing, 2013).
Parce que par dessus l'marché, JWT a des Harley et des Hells Angels et des Easy Riders qui lui coulent dans les veines !

Le livre de Jean-William Thoury est édité chez Serious Publishing

Il est disponible aux endroits suivants (le livre, pas Jean-William)

(mais faites un effort, allez l'acheter chez un vrai quelqu'un, c'est mieux)




Il s'agit du premier ouvrage sur le sujet écrit en français et il aura fallu trois ans de recherche, de visionnage de film acharné et bien sûr d'écriture afin de venir à bout du projet, qui au passage est préfacé par Sonny Barger (fondateur du chapitre des Hell's Angels de Oakland).




Le truc avec Jean-William, le truc que j'ai vraiment apprécié quand on s'est rencontré c'est qu'il est super accessible et il m'a paru plutôt, disons aussi timide que moi (c'est à dire très). Quoi qu'il en soit, j'ai regretté de ne pas avoir pu discuter plus longtemps et surtout ne pas avoir déjà lu son livre pour pouvoir lui poser dix mille question sur le pourquoi du comment de tel ou tel film, et surtout la question ultime : mais mais mais pourquoi Harley ?!? Nan mais c'est vrai quoi, qu'est-ce qu'elle a de si particulier cette marque d'enclume ?

Enfin, peu importe, je n'ai qu'une chose à dire pour conclure : Merci JWT !






20140708

Les Motards d'Acier




La bécane c'est ma récré à moi. J'aime ça parce que j'aime rouler, j'aime la sensation de se pencher dans les virages, j'aime le fait de chevaucher à l'air libre et la sensation de liberté que ça procure, j'aime - j'adore - rouler en solitaire pendant des heures mais j'aime aussi particulièrement l'ambiance qu'il y a sur les événements motards. Enfin, et surtout il y a une petite poignée de gens là dedans que j'apprécie vraiment. Ce sont des potes, des gens qui sont dans mon cœur et avec qui j'ai pas envie de parler argent. Je les vois pas très souvent mais à chaque fois c'est un pur plaisir de traîner avec eux, on n'est pas obligé de blablater non stop pour avoir l'impression de remplir un espace vide, souvent il suffit juste de se poser là, devant une belle Continental GT toute carénée de noir et d'apprécier les mêmes choses ensemble. C'est la même chose que de voyager en moto à deux, on est ensemble sans l'être, chacun dans son monde et pourtant on voyage tout près l'un de l'autre. Je connais même une Mathilde qui dort paisiblement à l'arrière pendant que le flat nous propulse tranquillement à 130… C'était pour revenir d'Iron Bikers - édition 2014. 600 Km A/R dans la journée pour passer quelques heures en compagnie des seules personnes que j'apprécie vraiment dans le monde la bécane : Guillaume et Alex, et leur bande (et Benoit of course, qui n'était pas là cette fois ci), et Georges aussi ! Il y en a bien quelques autres que j'aurais aimé voir à nos côtés, Jéjé, Nico, Momo, Alice, Louise, Mike The Bike… Mais ils étaient soit plâtrés, soit au lit, soit partis à W&W.
Pardon à tous ceux que je ne nomme pas, mais comme vous pouvez le constater en regardant la photo de groupe juste au dessus, y'a du monde, alors excusez moi de ne pas donner tous les noms mais vous tous qui étiez là, j'ai été ravi de partager votre espace et votre temps en ce Royal dimanche de juin.
Merci les mecs (et les filles) !

www.tendance-roadster.com
www.sellerie-georges.com


Guillaume, dans le rôle du mec heureux

Alex se la joue Steve sur l'une des rarissime re-frabication officielle de Métisse Desert Racer (300 ex.)

Mathilde, après 3 heures et demie de route, dont 2 de sommeil paradoxal


Arthur Metge, trois feutres, une page blanche… Une tuerie
https://www.behance.net/arthurmetge










Christophe (en portrait ci-dessous) est un excellent mécanicien qui, en plus d'être terriblement sympa, se trouve aussi être un pilote impressionnant qui n'hésite pas à sortir de courbe en wheelie sur une Continental GT full stock !


Jean-William Thoury, ici assis sur Lady Luck, m'a dédicacé son livre

Bikers
Les Motards Sauvages à l'Écran, de The Wild One à Sons of Anarchy

C'est ma "bible" de chevet pour l'été, merci !

Pierre (entouré de Guillaume et Patrick), est certainement le premier homme sur Terre à
avoir su concilier paté et Royal Enfield - avec succès

'Lolo' Cochet et Guillaume, tous deux en tee shirt TR, la classe









20140616

Alban & the CRX EE64




[FRA] Les amateurs de youngtimers, des voitures-anciennes-mais-pas-trop, aiment bien discuter dans un langage abscons et totalement inintelligible par le profane lambda. Ils adorent avoir des conversations faites de E30, 1800, phase 2, 16V, etc. Et comme si ça suffisait pas à les marginaliser du reste du commun des automobilistes, ils ont en plus la sale manie de se regrouper par écoles. Il y a les fans de berlines, les passionnés de cabriolets, les monomaniacs de sportives populaires… Et dans chaque segment il y a encore des armadas de geeks qui s'affrontent (plus souvent sur des forums que sur la route, mais quand même, ils se retrouvent parfois sur des parkings de supermarché, le dimanche matin) sur des champs de bataille rhétoriques et dans des duels philosophiques sanguinaires. Si vous avez été ado ou jeune adulte entre 1985 et 1995, vous savez de quoi je parle, surtout si je prononce les trois lettres éternelles qui brillent encore au firmament des cieux du paradis du moteur à explosion : G T I. Y'en a pas eu cinquante des GTI, des vraies je veux dire. Y'a eu la Golf et la 205. Les autres c'était pas des vraies (une BX GTI, et pis quoi encore ?)

Mais durant toutes ses années de règne, les deux reines furent à de nombreuses reprises menacée par des prédatrices plus ou moins célèbres dont les performances étaient bien souvent à leur avantage à elles, les prédatrices. Mais, popularité oblige, la 205 et la Golf resteront à tout jamais les icônes centrales d'une époque révolue où la coolitude se mesurait en kilomètres/heure. Plus de place de reine de libre, l'histoire est écrite une bonne fois pour toute, et c'est pas à coup de 200cv et de couleurs vives qu'un constructeur viendra s'assoir sur le trône. Cependant néanmoins nonobstant, certaines rivales bien nées ont tout de même réussi se hisser au niveau tant convoité de "petite bombe culte". ATTENTION : arrivé à ce niveau de l'article, je me sens obligé de préciser que je parle bien de voitures et non de jeunes femmes qui chantaient toute poitrine en avant dans des clips vidéos généralement diffusés à l'heure de la sortie du lycée. Mais revenons à nos voitures. Petite bombe culte, donc, jouissant aujourd'hui d'une réputation à la hauteur de sa communauté de fans interplanétaire : la Honda CRX. Et les fans de CRX ont un langage très codifié dont les termes de base sont AF53, ED9 et EE8. La CRX AF53 étant la première sortie, en 1983 et l'EE8 (1991-92) la dernière à être considérée comme digne de l'appellation CRX. Et attention, quand on est CRX dans l'âme, on déconne pas avec ça !

Alors que faire du modèle EE64 de mon pote Alban ? Éh ben, on la case dans les modèles d'autant plus mythiques qu'ils sont rarissimes. La EE64 (1991) est équipée d'un petit 1400 cc / double carbu / 16s de 90 cv. Ça fait peut être pas rêver dit comme ça, mais quand on ajoute qu'il prend volontiers 7 à 8.000 tours et que la machine pèse 920 kg… Et comme vous pouvez le voir, elle est très basse. Bref, c'est un jouet. Petite précision qui rend la CRX d'Alban encore plus rare : c'est une boite auto. Serait-ce la plus rare de toutes les versions de CRX? Ça se pourrait bien. Faudrait peut-être poser la question sur un forum…

Tout bon fan de CRX, en bon japophile qu'il est, vous dira qu'un coupé originaire du pays du soleil levant, ça se personalise. Tout bon collectionneur vous dira qu'une bagnole de plus de vingt ans, on y touche pas. On repeint, on règle, on restaure, mais on bidouille pas. Alban lui, est un peu entre les deux. Faut dire qu'avant il roulait en Lancia Beta HP Executive. Bref, Il a changé les jantes pour un jeu de MOMO qui, sans être vraiment d'époque, restent dans l'esprit. La mécanique respire légèrement mieux à l'aide d'un filtre K&N, mais il a pas envie d'en faire trop, donc ses seuls projets à venir sont une peinture neuve en teinte d'origine et une restauration de la sellerie cuir. Le volant Mugen Sport, lui, était déjà en place quand Alban a récupéré sa CRX, mais qu'importe, il est parfaitement raccord avec l'esprit de la voiture et de son époque.

Je ne sais pas si vous avez déjà roulé là dedans mais c'est un vrai plaisir simple. La CRX est une machine vive et nerveuse, même en boite auto et entre sa hauteur de caisse et le son du moteur, elle procure des sensations dynamiques très agréables sans avoir besoin d'enfreindre le code civil pénal de la route du permis à point de la pompe à fric des trucs qu'il faut pas faire sinon c'est mal.

Bon allez, j'arrête là parce que je pourrais en écrire encore des kilomètres. Et les kilomètres, plutôt que de les lire, il vaut mieux les aligner au volant d'une jolie p'tite chiotte comme celle d'Alban.
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[ENG] Youngtimers. You know, these machines-that-are-old-but-not-very-old. They're more and more popular and gather hundreds of thousands of bilions of dozens of people all over the world on the internet, in magazines and meetings and discussions and all sorts of possible ways. The thing is that this particular universe is very fragmented. There are those who are into big sedans, those who love their convertibles, those who are devoted to little popular sports cars and so on. And within each part of this big world, there are sub-categories that are inhabited by armies of geeks who are ready to fight for their own truth. Their weapons are a computer keyboard, or sometimes a big mouth, and an incredible knowledge. Their battlefields are internet forums or commercial estates parkings. And they are merciless. If you have been an adolescent or an adult between 1985 and 1995, you know what I'm talking about. Especially if I pronounce the magical three letters that are still burning like a sun above the great Mount Olympus of the petrol world: G T I. It's the foundation of it all. And only two cars are holding the title of being a true GTI, the Golf and the 205. All the others weren't real ones (a Citroën BX GTI, let me laugh).

The GTI world is nothing else than a medieval kingdom. Numerous are those who tried to fight their way to the throne. Many predators tried to claim the legendary title, some could have made it, they had everything for it, on the paper and in the guts. But it was to late. Popularity had been there. The kingdom wasn't to be challenged anymore, the people had spoken and they were to keep their queens forever. No more battle, no more elections. History had been engraved in the aluminium of the four cylinders. I recall that in these days, the level of cool used to be measured in miles per hour. Nonetheless, some opponents did leave their name in the asphalt. Some even accessed the rank of "pretty damn sexy little bomb". Well, reaching that part of the article, I feel like I must be a little more accurate and precise that I'm talking about cars only, and not young women who used to (sort of) sing, all chesty, in video clips that were usually broadcasted on telly at the exact time of a teenager coming back from school. But let's get back to the matter: cars. So, one of these pretty damn sexy little bombs to hit the bull's eye was the Honda CRX. Let me tell you that this car has got a particularly huge fan base in the universe! All these fans talk a language of their own, which basic idioms are AF53, AS53, ED9 and EE8. The AF53 being the first version (1983) and the ED9 (1991-92) the last one to be considered as a true CRX. And when you're a CRX fan, you don't joke with that.

So what do we do with my friend Alban's EE64? Well, if you're a real fan, you just open some big eyes and say something like "Oh My Fù<K!%# God, you've got an EE64?!?" The car is far from being the fastest of the family but it is so rare that it's worth the consideration of the most hardcore CRX geeks. It's only 1400cc and 90bhp, but with its 16 valves and double carbs set, that little thing is able of 7 to 8,000 Rpm. Besides, this CRX weights only 920kg and is pretty low, so it's still a lot of fun to drive. And to add to the rarity of Alban's version, his is automatic. Is it the rarest CRX on earth? Could be. At least, the question could be worth asking to a true hardcor-ish-geeky-fan.

Anyway, that fan would also tell you that, being a Japanese car, a proper CRX has to be modified in some way … When a real old school classics aficionado would tell you that any car baring more than twenty years should remain full stock. you can clean it, you can repaint it, you can maintain it, you can even fix it, but all in the factory style. I tend to agree with that but only partially. The CRX is a car that's got to be modified. It's just this car's way, as it is the typical way of the average CRX lover. And Alban is just in between these two trends (just before the CRX, he used to drive a gorgeous Lancia HP Executive). So, in a very smart way, he swapped the original wheels for a MOMO set that's period matching (if not correct) and embodies very well the playful character of the little Honda. Her engine breathes slightly better too, with the help of a K&N air filter. But Alban doesn't want to over do it. So apart from that he's just planing to give her a fresh coat of paint (in the same color, of course) and restore the leather interior. Oh. About the interior, have you spotted that Mugen Sports wheel? Now that is some definitely period correct mods!

Ever tried a CRX? It's really a lovely thing to drive. She's swift and quite fast, even with the little 1400 and the automatic gearbox. The noise of the engine, the overall dynamics and the natural low stance are always prompt to give you loads of sensations without really having to switch the overboost. Safe and fun, yet sporty, I'd say. She really deserves to be in the true GTI league!

Well, I think I'm gonna leave it here. I could write kilometres about that car. But with a CRX, kilometres are better when driven.
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20140614

Le Krobardeur




Une fois n'est pas coutume. Ce post n'est pas au sujet de mon travail, mais de celui de Monsieur le Krobardeur, qui m'a fait l'honneur d'un article à mon sujet sur son blog. Et ça m'a fait très plaisir. Il y a des années de ça, au siècle dernier, je dessinais aussi, et surtout je lisais beaucoup de BD, de Fluide Glacial à la SF en passant par la Fantasy, le polar et même de l'exotique pour adultes (Manara, quoi…)

Donc quand je suis tombé sur les p'tis dessins d'Enfield de Dibi (son nom d'artiste), ça m'a tout de suite replongé dans des souvenirs adulescents de Joe Bar, Little Kevin, et même un peu de Gotlib. Bref, tout ce que j'aime. En explorant un peu plus, j'ai pu constater que ce monsieur roule en Inaz', une autre coincidence. Mais comme m'a dit un jour un vieux sage pas très honnête qui vit en Arizona : "les coincidences, ça n'existe pas" (mais ça c'est une autre histoire).

Karma, donc.

Du coup, on s'est écrit, fait des compliments et on a mis chacun le lien de l'autre sur nos blogs respectifs. Ce qui m'a donné envie de lancer une nouvelle rubrique : l'Outsider du mois. Et ce mois ci, l'Outsider c'est le Krobardeur. Allez voir son blog, c'est du dessin, c'est drôle, c'est malin et si vous êtes motard, ça vous rappellera forcément une chose ou deux, ou trois.

Le Krobardeur






20140602

The Last Leader




[FRA]
Il s'agit très certainement de l'une des dernières Ariel Leader commercialisées, puisque le premier certificat d'immatriculation est daté de 1967... Alors que la production s'est arrêtée deux ans plus tôt. Avec son allure de gros scooter / petite routière la Leader cultive le paradoxe d'être un grosse moto munie d'un petit moteur, une voyageuse au design novateur (en son temps) mais pas tout nouveau - Vincent Black Prince oblige. Enfin, équipée de son carénage intégral, la Leader est d'une pudeur toute victorienne et ne montre rien de sa mécanique. Seul son pétaradage digne d'un troupeau de mob' trahit la présence d'un twin deux et demi muni de pistons à trous, développant 16 bourrins et capable de propulser un gentleman en costume trois pièces de taille adulte à plus de 100 kilomètres par heure. Certains ont même frôlé le 115 en descente, aplatis sur le réservoir - qui n'est d'ailleurs pas un réservoir mais un coffre, le vrai réservoir étant logé sous la selle. C'est bat', non ?
Alors imaginez le bonheur qu'on éprouve à trouver ça dans son garage dimanche après midi, genre ensoleillé. Imaginez l'odeur du mélange. imaginez les coups de kick dans la guimauve (on est loin d'une Norton Commando) pour démarrer. Imaginez la brillance toute relative de la tôle peinte encore dans son jus des sixties... Enfin non, ça pas besoin de l'imaginer, 'suffit de regarder les photos.
OK. Elle est pas restaurée cette Ariel. Elle est d'époque, avec ses bignes et ses pocs. Mais elle roule, et plutôt bien même. Il lui manque juste une assurance (et son pare-brise aussi, mais moi je l'aime bien comme ça). Alors avant qu'elle soit parée d'une nouvelle couche de peinture et que ses chromes se remettent à briller, je me suis dit qu'elle méritait largement son petit shoot, cette Leader, dernière du nom.
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[ENG]
She may well be one of the very last Ariel Leaders to be sold. Her birth certificate says 1967 ... Although the last Leaders rolled out of the Ariel factory in 1965. Anyway. Doesn't she look just pretty, with her sort of big-scooter-small-road-bike face. Actually, the Ariel Leader is a rolling paradox. She is a big bike with a small engine. Back in the days, her design was modern, yet not new - the Vincent Black Prince had already been there. But hey! Look at that full fairing, all closed. Miss Leader is as modest as a Victorian Lady, she doesn't want anyone to peep inside her dress. You'd just have to guess what's in there. Well, should you listen to her, you'd instantly notice it. She's a two stroke. Only 250 cc, but 16 bhp. She could carry a well mannered adult, not to say a real gentleman with a moustache, tweed suit and all, at the decent speed of 70 miles per hour. Some even made it close to 75, downhill and laying flat over the tank - which is actually not a tank but a box, the proper tank being located under the seat. Spiffing, isn't it?
Imagine what it feels like to find such a Lady in a garage on a sunny Sunday afternoon. Imagine the smell of mixed petrol and oil after a couple of kicks (and imagine how much easier she's to kick-start than a Norton Commando). Imagine the faded gloss of her 1960s paint in the light of the golden hour ... Well, no. You don't have to imagine that, you can just look at the pictures.
OK. She's not restored and in mint pristine condition. She comes straight from 1967, with some dents and scratches. But she's been used until very recently and she's about to hit the road again. She's not waiting for any spare parts but just an insurance slip (and a windscreen too, but I do like her like that!) So I figured that she really deserved a couple of shots, just the way she is. She's one of the last Leaders, untouched and still free!
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[FRA] Mille fois merci à Peter, l'heureux propriétaire de Lady Leader !
[ENG] Big thanks to Peter, happy owner of Lady Leader!